
Le Service des données et études statistiques (SDES) rend public son rapport du compte du logement 2025.
En 2025, les dépenses de logement représentaient encore 28 % de la consommation totale des ménages et les loyers ne cessent pas d’augmenter.
Dans un contexte de moindre croissance de l’activité économique et des prix, la dépense de l’ensemble des agents économiques dans le domaine du logement progresse de 0,4 % en 2025, pour s’établir à 621 Md€. Cette légère hausse est portée par la progression des dépenses courantes (+ 1,9 %) tandis que l’investissement en logement recule de 4,4 %.
L’activité immobilière, qui s’élève à 364 Md€, progresse de 8,0 % en lien avec la reprise des acquisitions dans l’ancien malgré le recul de l’investissement en logements neufs.
Les aides au logement représentent près 46 Md€. Elles augmentent de 5,5 %, en raison notamment du rebond des aides liées au dispositif « xMaPrimeRénov’» et des aides personnelles au logement. Les prestations sociales, subventions d’investissement, avantages fiscaux et de taux, augmentent également en 2025. Les prélèvements sont en hausse.
Résumé de ce rapport :
– Contexte macroéconomique et principales évolutions des dépenses de logement
En 2025, la consommation des ménages ralentit nettement et la construction de logements reste dégradée, malgré le reflux de l’inflation.
Dans ce contexte, la dépense de l’ensemble des agents économiques dans le domaine du logement freine fortement (+ 0,4 %), après avoir progressé à un rythme annuel moyen de 2,7 % entre 2015 et 2024, pour s’établir à 620,7 milliards d’euros (Md€).
L’augmentation de la dépense totale en 2025 est portée par la progression en valeur des dépenses courantes, tandis que l’investissement en logement diminue à nouveau nettement.
– Le parc de logements
Au 1er juillet 2025, le parc de logements compte 38,5 millions de logements ordinaires et 1,1 million de locaux d’hébergement.
Le parc de logements ordinaires se compose pour l’essentiel de résidences principales (82,6 % du parc), le reste étant constitué par les résidences secondaires (9,7 %) et les logements vacants (7,6 %).
– Les dépenses courantes
Les dépenses courantes couvrent l’ensemble des dépenses supportées par les ménages pour se loger : loyers, charges et redevances pour les personnes logées dans les locaux d’hébergement.
En 2025, les dépenses courantes des occupants s’élèvent à 464,2 milliards d’euros, dont 454,3 milliards d’euros pour les occupants des 38,5 millions de logements ordinaires et 9,9 milliards d’euros pour les 1,0 million de personnes en hébergements collectifs.
– L’activité immobilière
En 2025, l’activité immobilière augmente de 8,0 % par rapport à 2024 et s’élève à 363,7 milliards d’euros.
Cette évolution est principalement liée à l’augmentation des acquisitions de logements d’occasion (+ 18,6 %) et, dans une moindre mesure, à l’augmentation de l’investissement en travaux d’entretien-amélioration (+ 0,2 %).
À l’inverse, l’investissement en logement neuf diminue de 14,4 %.
– Les aides au logement
Les aides au logement correspondent à l’ensemble des avantages financiers (versements et réductions de dépenses) accordés aux consommateurs et aux producteurs de service de logement.
Elles aident les premiers à se loger et les seconds à investir dans la construction de logements neufs ainsi que dans l’amélioration de la qualité des logements existants.
Essentiellement financées par les pouvoirs publics (État et collectivités territoriales), ces aides représentent, en 2025, 45,9 milliards d’euros.
– Les prélèvements
L’occupation, la détention, la location, la construction, l’acquisition ou la cession de logements sont soumises à des prélèvements obligatoires.
En 2025, ces prélèvements liés au logement s’élèvent à 103,4 milliards d’euros (Md€), soit 7,9 % de l’ensemble des prélèvements obligatoires.
Près des trois quarts sont constitués de la taxe foncière sur les propriétés bâties (31,6 Md€), de la taxe sur la valeur ajoutée sur les investissements en logement ou sur les charges liées à leur occupation (28,8 Md€), ainsi que des droits de mutations à titre onéreux (13,6 Md€).
